L’étude d’impact de l’incinérateur de Bennett est réclamée en Cour fédérale

samedi 4 juin 2005

3 juin 2005

TORONTO (PC) - Des résidants d’une région du nord du Nouveau-Brunswick réputée pour son grand nombre de cas de cancer étaient devant un tribunal, jeudi, pour réclamer une révision du controversé projet de construction d’un incinérateur de sols contaminés qui, selon eux, augmentera les problèmes de santé publique.

Bennett Environmental, de Oakville en Ontario, a déjà construit l’installation de 30 millions $ dans la ville de Belledune, au Nouveau-Brunswick. La ville, qui compte 2000 habitants, est située près de la frontière avec le Québec. L’entreprise avait reçu l’autorisation de construire après avoir mené sa propre étude sur les impacts environnementaux.

Mais les protestations des résidants de la région ont incité Ottawa à imposer sa propre demande pour qu’une étude soit effectuée.

Des avocats du gouvernement fédéral et des citoyens inquiets étaient à Toronto, jeudi, à l’occasion d’une audience de la Cour fédérale, où ils souhaitaient obtenir une étude fédérale concernant les possibles effets de l’incinérateur sur la santé de la population.

"Nous avons suffisamment de pollution dans notre secteur", a dit à l’extérieur du tribunal Junia Culligan, présidente du comité des citoyens de Belledune.

Selon elle, plusieurs résidants de la région ont des problèmes immunitaires parce qu’ils vivent dans cette région très industrialisée, qui compte une fonderie de plomb en plus de l’installation de Bennett.

Elle dit que son propre système est chargé de cadmium et d’arsenic.

Un chef mi’kmaq du côté québécois de la frontière a affirmé craindre que l’usine - qui n’a pas encore reçu l’autorisation de commencer ses activités - pourrait rejeter des dioxines et furanes cancérigènes dans l’air.

"Au cours des dernières années, le nombre de cancer et d’autres maladies a augmenté dans notre communauté", a dit John Martin, dont la Première nation des Gesgapegiag est à 25 km de l’installation.

L’audience de jeudi était un appel d’une décision d’une instance inférieure qui avait rejeté, en juin 2004, la demande du gouvernement fédéral pour qu’une nouvelle étude d’impact soit entreprise. Le tribunal avait décidé que la demande d’Ottawa avait été formulée trop tard.


Sources : canada.com - Canadian Press


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